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M&M, une belle journée gâchée
Posté le : 01/10/2017


Nous avions rendez-vous à 5h00, c’était bien tôt pour un dimanche matin. Le parking du stade Emile Guégan était encore noyé dans l’obscurité, on avait peine à reconnaître les copains. Le ciel était étoilé, Orion et ses fidèles chiens s’élevaient à l’est, suivis du lever héliaque de la belle Vénus. Promesse d’une belle journée... Nous n’étions que dix sur les seize cyclistes prévus. Jean-Mi devait nous rejoindre au départ à Roubaix. Les vélos étaient vite arrimés dans le camion, celui-ci semblait vide. Direction Doullens et Arras par la RN25, puis Roubaix par l’A1. A l’arrière du bus nous discutâmes principalement jardinage. Pascal prolongea sa nuit et fut des plus discrets.

Sur place, l’inscription fut rondement menée (585 inscrits au total), les vélos rapidement remontés. Le ciel était dégagé, il faisait frais, 7°C. Après la photo collective nous partîmes en un seul groupe à vive allure, plus de 30 km/h, vers la première « difficulté », le Mont Saint-Aubert. Au sommet nous nous divisâmes en deux pelotons, sept unités pour le premier et quatre pour le second. Deux M superposés chapeautés d’une flèche peints sur la route nous indiquaient le chemin à suivre. Il fallait être vigilant, certaines indications n’étaient pas toujours des mieux positionnées, certaines se confondaient avec celles des années précédentes. Ainsi le deuxième groupe rata le premier contôle-ravitaillement à Amougies. Vint ensuite le Mont de l’Enclus emprunté lors de la Vérada-Follens en 2016, suivi d’une belle descente. Après quelques kilomètres ce fut un secteur pavé, en fait le Vieux Kwaremont avec ses 2,2 km de long et 11 % maxi (emprunté lors du Tour des Flandres en 2012). Le Paterberg et ses 22 % annoncé et attendu n’était en fait pas au programme cette année.

Ce fut surtout du plat ensuite. Le second « ravito » se fit attendre. Ce fut long surtout quand on a une faim de loup. Il n’arriva qu’au km 95. Il fut le bienvenu. Nous fûmes bien servis par de sympathiques bénévoles, pain, pâté, jambon, gâteau… Nous en profitâmes, il faisait bon. D’ailleurs nous ratâmes la bifurcation 85-120 km située juste après, au premier croisement. Nous prîmes le chemin le plus court, nous n’aurions que 105 km au compteur, nous ne verrions pas le « Froimont ». A l’arrivée une deuxième collation ne fut pas de trop en attendant le premier groupe et en contemplant la coupe qui nous fut attribuée. Nos comparses arrivèrent peu de temps après avec 15 km de plus dans les jambes. On discuta de ce beau parcours, de cette belle escapade. Nous décidâmes de prendre une dernière photo souvenir à l’extérieur, devant le camion de notre sponsor Clovis. Le temps que le petit oiseau sorte, c’est deux vélos qui s’envolèrent, ceux de Philippe et de Renaud. Nous n’avions pas vu que l’on nous guettait.

Jean-Mi et un automobiliste (celui qui nous prenait en photo et nous prévint) réussirent à rattraper un des malfaisants au premier feu rouge. Ils purent récupérer le vélo de Renaud légèrement abîmé. Nous ne fûmes pas assez réactifs pour le second, tout surpris que nous étions. Il fallait rester vigilant en nous rhabillant. Certains, jeunes prédateurs, n’hésitaient pas à rentrer dans l’enceinte du vélodrome en nous épiant. Ce fut la consternation qui domina pendant le retour sur Amiens. Une belle journée gâchée. Sagan était champion du monde pour la troisième fois.

 


LC, photographies deux aimables personnes & Gérard Colin : site Web